lundi 9 mars 2009

VAN GOGH



Ce qu'il y a de plus intéressant dans Van Gogh, c'est van Gogh lui-même, comme dans Roméo et Juliette ce n'est ni Roméo ni Juliette qui compte vraiment mais Shakespeare. les choses et les gens auxquels il s'intéressait était magnifiés, transposés par un esprit sublime qui se nourissait de ce qu'il rencontrait. Il faut observer que son époque, qui déraillait sur des noms fort médiocres, est restée complètement fermée à son génie. Quant à ses crises de folie, c'est comme il le dit lui-même, "une maladie comme une autre" mais, à choisir, ajoute le pauvre Van Gogh, je n'aurais pas choisi celle-là. Son état physique, en tout cas, n'était pas amélioré par les drogues du tabac et de l'alcool dont il était grand consommateur, y puisant un réconfort passager.






Son oeil de peintre était extraordinaire mais il est fâcheux qu'il ait rencontré des critiques d'art qui l'ont poussé à une abstraction relative. Il n'a jamais été abstrait mais certaines tâches de couleurs stridentes dans ses tableaux, par exemple le portrait du docteur Gachet ou l'épouvantable bleu-outremer de l'église d'Auvers se ressentent d'une théorie de la couleur pour la couleur qui commençait à devenir à la mode.




Voir un autre article de Léon Gard sur Van Gogh, ici : http://www.leongard.com/a_propos_de_van_gogh_220.htm

Aucun commentaire: